Site de l'Office québécois de la langue française
Bandeau et barre de navigation Page d'accueil Plan du site Commentaires Coordonnées English section Portail du gouvernement du Québec
Index des nouveautés
La rédaction et la communication
Féminisation et rédaction épicène > Doublets abrégés



Questions fréquentes sur les cas particuliers       Nouveauté

 

Selon ce qui est indiqué dans l’avis de l’Office québécois de la langue française sur la féminisation des appellations de personnes et la rédaction épicène, dans les textes en général, l’utilisation des doublets abrégés (formes tronquées) n’est pas recommandée. Toutefois, étant donné que la rédaction épicène s’avère trop souvent mise de côté au profit du masculin générique par manque de place, l’Office juge que l’emploi des doublets abrégés peut alors devenir une option dans les contextes où l’espace est restreint (par exemple, les tableaux, les formulaires, les publications dans des plateformes de microblogage) ainsi que dans les écrits de style télégraphique.

 

 

Doit-on faire précéder la parenthèse ouvrante d’une espace?

 

Dans les doublets abrégés, il ne faut pas séparer par une espace la finale au féminin, qui est entre parenthèses ou entre crochets, du masculin auquel elle se rattache.

 

Exemple :

 

– Un(e) étudiant(e) (plutôt que : un (e) étudiant (e))

 

Toutefois, lorsque le féminin est un mot ou une suite de mots autonomes, plutôt qu’une finale, il est préférable de ne pas coller la parenthèse ouvrante à l’appellation au masculin.

 

Exemples :

 

– Conseil d’un(e) confrère (consœur)

– Expérience du (de la) chef cuisinier(-ière*)

– Nomination de l’homme [la femme] d’affaires
(plutôt que : l’ [la] homme [femme] d’affaires; le [la] homme [femme] d’affaires)

 

Notons que, dans le dernier exemple, la paire lexicale homme d’affaires/femme d’affaires crée une situation particulière. En effet, l’élision est obligatoire devant le h muet de homme, mais n’a pas lieu d’être devant femme. On ne peut toutefois pas faire correctement l’élision si le déterminant est séparé du mot homme. C’est ce qui explique la présence inhabituelle d’un déterminant accolé à chaque nom de la paire lexicale.

 

Cela dit, dans les rares cas complexes de paires lexicales intégrées dans un nom composé, on collera la parenthèse ouvrante à la désignation masculine.

 

Exemple :

 

-  Un(e) homme(femme)-grenouille (plutôt que : un(e) homme (femme)-grenouille, où homme se trouve séparé de grenouille)

 

* En linguistique, de façon générale, on utilise le trait d’union pour indiquer qu’une unité est une partie de mot (préfixe, suffixe ou radical). On ne l’utilise cependant pas devant une lettre de l’alphabet employée isolément.

 

 

Peut-on utiliser des parenthèses à l’intérieur d’autres parenthèses?

 

De façon générale, même s’il vaut mieux éviter de le faire, on peut, lorsque c’est nécessaire, ouvrir une parenthèse à l’intérieur d’une autre parenthèse. Certains et certaines préfèrent employer les crochets plutôt que les sous-parenthèses dans ce cas. Toutefois, lorsqu’il est question de doublets abrégés, cela peut causer des difficultés. En effet, que l’on choisisse, afin de former un doublet abrégé, d’opter pour les parenthèses ou pour les crochets, on doit adopter un même signe tout au long d’un document pour en faciliter la lecture. On pourra donc trouver, dans de tels cas, des parenthèses à l’intérieur d'autres parenthèses.

 

Exemples :

 

  Noms des vendeur(-euse)s (ou, en cas d’absence, des caissier(-ière)s)

-  Noms des vendeur[-euse]s (ou, en cas d’absence, des caissier[-ière]s)
(plutôt que : Noms des vendeur(-euse)s (ou, en cas d’absence, des caissier[-ière]s))

 

Haut

 

Peut-on mettre l’appellation au féminin en premier?

 

Il n’est pas souhaitable de mettre l’appellation au féminin en premier et donc la finale du masculin entre parenthèses. En effet, les doublets abrégés formés par l’ajout de la finale féminine à la désignation au masculin posent des problèmes d’application : il est difficile de déterminer quel élément doit être entre parenthèses.

 

Exemples :

 

  Un(e) assistant(e) (plutôt que : une (un) assistante(-ant))

  Un[e] avocat[e] (plutôt que : une [un] avocate[-t] ou une [un] avocate[-at])

 

Même dans le cas d’une profession majoritairement féminine, comme celle des sages-femmes, il vaut mieux, par souci d’uniformité, mettre l’appellation au masculin en premier dans les doublets abrégés.

 

Un(e) sage-homme(femme) (plutôt que : une (un) sage-femme(homme))

 

 

Peut-on mettre les deux finales, masculine et féminine, entre parenthèses?

 

La proposition de mettre la finale masculine ainsi que la finale féminine entre parenthèses (ou entre crochets) serait particulièrement égalitaire et fonctionnerait bien dans les cas d’alternance comme danseur et danseuse. Toutefois, elle est difficile à appliquer dans les cas d’ajout d’un e, par exemple avec client et cliente, où l’on reconnaît beaucoup moins aisément l’appellation au masculin et celle au féminin lorsque le doublet est abrégé. Pour cette raison et par souci d’uniformité, on évitera cette façon de faire. Par ailleurs, ce cas de figure ne semble pas répertorié ni dans la documentation ni dans l’usage. Pour en savoir davantage, consulter l’article Les types de doublets abrégés.

 

Exemples :

 

-  Ce (cette) danseur(-euse) (plutôt que : c(e,ette) dans(eur,euse))

-  Mon [ma] client[e] (plutôt que : m[on,a] cli[ent,ente] ou m[on,a] clien[t,te])



Haut
Date de la dernière mise à jour de la BDL : janvier 2018

Accès à l’information - Politique de confidentialité
Québec

© Gouvernement du Québec, 2002

Aide à la recherche Présentation de la BDL Foire aux questions Liste des articles