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Écolier, élève et étudiant

 

Les noms élève, écolier (au féminin, écolière) et étudiant (au féminin, étudiante) peuvent prêter à confusion. En effet, ils désignent tous une personne qui reçoit un enseignement. Mais ils n’en sont pas pour autant de parfaits synonymes.

 

Le nom élève est un terme général qui désigne tout enfant, adolescent ou adulte qui suit des cours, y compris celui qui fréquente une école spécialisée, comme un conservatoire de musique ou d’art dramatique.

 

Exemples :

 

- En raison de la tempête, les élèves des écoles primaires et secondaires, des collèges et des universités sont en congé.

- Cette commission scolaire souhaite mieux soutenir les élèves qui présentent des difficultés d’apprentissage.

- Les élèves de l’école de cirque préparent leur spectacle annuel.

 

Soulignons que ce nom, élève, dérive du verbe élever. Il est entré dans l’usage à l’époque classique comme équivalent à l’italien allievo. Ce dernier mot est, lui, apparu à la Renaissance pour nommer celui qui était littéralement élevé, par un maître, à un niveau supérieur de connaissance, spécialement en art. Notons que le nom élève porte encore parfois ce sens.

 

Exemple :

 

- Ce film raconte l’histoire d’amitié entre un maître d’arts martiaux et sa jeune élève.

 

L’appellation écolier, elle, vient du bas latin scholaris « scolaire », lui-même dérivé du latin classique schola « école ». Elle s’applique spécialement à un enfant qui fréquente un établissement scolaire. Au Québec, toutefois, l’enfant qui va à l’école primaire est plus rarement désigné par le terme écolier que par le terme générique élève.

 

Exemples :

 

- Lors des rencontres dans la classe de maternelle, les parents doivent s’installer sur les petites chaises habituellement réservées aux écoliers (ou : réservées aux élèves).

 - Un écolier de deuxième année a été heurté par une voiture au moment où il descendait de l’autobus (ou : un élève de deuxième année).

 

L’appellation écolier est également employée au sens figuré pour faire référence à une personne de peu d’expérience dans un domaine. Elle a alors pour synonyme apprenti, débutant ou novice.

 

Exemple :

 

- Marie est une pianiste douée, mais elle n’est encore qu’une écolière si on la compare à son frère Charles, qui est musicien professionnel.

 

 

Le nom étudiant, quant à lui, est issu du participe présent du verbe étudier. Il désigne plus spécialement une personne qui fait des études supérieures. Au Québec, l’enseignement supérieur étant constitué de l’enseignement collégial et de l’enseignement universitaire, il est maintenant admis d’appeler étudiant l’élève qui fait des études collégiales. Quand ce dernier fréquente un cégep, on l’appelle aussi cégépien.

 

Exemples :

 

- Julien, qui est étudiant en lettres, a remporté trois concours de poésie cette année.

- Plusieurs étudiants étrangers choisissent de demeurer au Québec une fois leur baccalauréat terminé.

- Ces étudiantes sur le point de terminer leur formation en techniques infirmières ont déjà reçu plusieurs offres d’emploi.

 

Fait intéressant à noter : avant le XIXe siècle, la forme féminine étudiante désignait… la copine d’un étudiant.



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

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