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La syntaxe
La négation et la restriction



Craindre que

 

Lorsque le verbe craindre (ou un verbe de sens semblable, comme avoir peur, redouter, appréhender ou trembler) est suivi de la conjonction que, le verbe qui suit est au subjonctif et il est parfois accompagné de l’adverbe ne. Le sens et l’utilité de ce ne varient cependant selon les contextes.

 

Quand le verbe exprimant la crainte est à la forme affirmative et que celui de la subordonnée introduite par que l’est aussi, le ne est facultatif. Il s’agit alors d’un ne explétif; sa présence ou son absence ne change rien au sens de la phrase. Dans la langue courante, on omet généralement ce ne, mais dans le style soutenu, on l’emploie plus souvent.

 

Exemples :

 

- Je crains que tu deviennes un peu snob. (ou : que tu ne deviennes un peu snob)

- J’ai peur qu’il ne soit trop tard. (ou : qu’il soit trop tard)

 

 

Si le verbe exprimant la crainte est à la forme négative alors que celui de la subordonnée introduite par que est à la forme affirmative, on doit éviter d’ajouter un ne explétif à ce verbe. Cependant, si le verbe principal est non seulement négatif mais aussi interrogatif, le ne explétif est accepté (sans être nécessaire).

 

Exemples :

 

- Elle ne craint pas que je lui mente. (et non : Elle ne craint pas que je ne lui mente.)

- Ne redoutez-vous pas qu’il neige? (ou : Ne redoutez-vous pas qu’il ne neige?)

 

 

Quand le verbe exprimant la crainte est à la forme affirmative et que celui de la subordonnée introduite par que est précédé de ne et suivi de pas, il y a négation complète dans la subordonnée : on affirme que l’on pense que l’événement exprimé par le verbe ne se produira pas. Le ne et le pas sont alors essentiels et ne peuvent être omis.

 

Exemples :

 

- Je crains qu’il ne reçoive pas mon message à temps.

- Tu as peur qu’il ne revienne pas.

 

 

Enfin, lorsque les deux verbes sont à la forme négative, le ne et le pas du verbe de la subordonnée sont tout aussi essentiels : on affirme alors que l’on ne pense pas que l’événement ne se produira pas (donc, qu’on pense qu’il se produira). Notons toutefois que ce type de construction, même s’il est correct, est lourd et peu limpide. Il vaut souvent mieux reformuler ce type de phrase.

 

Exemple :

 

- Elles ne craignent pas que leur texte ne soit pas publié. (ou : Elles croient que leur texte sera publié.)

 

 

Pour en savoir davantage sur l’emploi de l’infinitif après les verbes exprimant la crainte et sur l’emploi de la préposition après craindre, vous pouvez consulter l’article Craindre. Pour en savoir davantage sur le ne explétif, consultez plutôt l’article Ne explétif.

 



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

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