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Le verbe > Conjugaison



Formes du passé simple

 

Les désinences du passé simple ne sont pas régulières : elles varient d’un groupe de verbes à l’autre, et même à l’intérieur d’un même groupe.

 

Les verbes du premier groupe, c’est-à-dire les verbes en -er, ont tous les mêmes désinences : -ai, -as, -a, -âmes, -âtes et -èrent. On a par exemple pour le verbe demander les formes : je demandai, tu demandas, il demanda, nous demandâmes, vous demandâtes, ils demandèrent.

 

Les verbes du deuxième groupe, c’est-à-dire les verbes en -ir qui se conjuguent sur le modèle de finir, ont eux aussi les mêmes désinences : -is, -is, -it, -îmes, -îtes et -irent. Par exemple, le verbe avertir se conjugue : j’avertis, tu avertis, il avertit, nous avertîmes, vous avertîtes, ils avertirent.

 

Les verbes du troisième groupe, eux, qui sont irréguliers, n’ont pas tous les mêmes désinences. Un grand nombre de ces verbes ont les mêmes désinences que ceux du deuxième groupe : -is, -is, -it, -îmes, -îtes et -irent. C’est le cas de quelques verbes irréguliers en -ir (acquérir, dormir, partir, sentir); de la plupart des verbes en -dre et en -tre (rendre, battre); de la majorité des verbes en -ire (dire); ainsi que des verbes asseoir, surseoir, voir et des verbes de même famille (entrevoir, prévoir, revoir), sauf les verbes devoir et pourvoir. Les verbes en -indre, comme craindre et atteindre, prennent eux aussi ces désinences.

 

La quasi-totalité des autres verbes du troisième groupe prend les désinences -us, -us, -ut, -ûmes, -ûtes et -urent au passé simple. C’est le cas des verbes en -oir (sauf asseoir, surseoir, voir et les verbes de même famille, qui prennent les désinences du deuxième groupe, comme on l’a dit plus haut), dont les verbes devoir et pourvoir; des verbes courir et mourir; ainsi que de quelques verbes en -re : boire, conclure, connaître, croire, croître, être, exclure, lire, moudre, paraître, plaire, repaître, résoudre, taire et vivre. Notons que le verbe croître garde son accent circonflexe sur le i à toutes les personnes, afin de le distinguer du verbe croire.

 

Enfin, les verbes tenir, venir et les verbes de même famille ont des désinences particulières : -ins, -ins, -int, -înmes, -întes et -inrent. Ainsi, le verbe venir se conjugue au passé simple : je vins, tu vins, il vint, nous vînmes, vous vîntes, ils vinrent.

 

 

Les désinences du passé simple présentent par ailleurs quelques difficultés communes. Il y a toujours un accent circonflexe sur la première voyelle de la désinence de la première et de la deuxième personne du pluriel. Les seules exceptions à cette règle sont les verbes haïr et ouïr, le tréma de ces deux verbes remplaçant l’accent circonflexe à ces personnes. Cet accent circonflexe est toutefois purement graphique et ne modifie pas la prononciation de la voyelle; cette dernière est donc brève, et non longue. Il n’y a toutefois pas d’accent circonflexe dans les désinences des autres personnes. On évitera donc d’en ajouter indûment, l’accent circonflexe à la troisième personne du singulier étant une erreur courante : par exemple, on écrira il disparut et non il disparût. On doit aussi s’assurer d’ajouter une cédille à la lettre c lorsqu’elle apparaît à la fin du radical et qu’elle est suivie d’un a ou d’un u; de cette façon, le c se prononcera comme un s, et non comme un k, par exemple : nous plaçâmes, vous reçûtes.

 

 

Pour en savoir davantage sur le passé simple, vous pouvez consulter les articles Généralités sur le passé simple et Déclin du passé simple.

 



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

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