Site de l'Office québécois de la langue française
Bandeau et barre de navigation Page d'accueil Plan du site Commentaires Coordonnées English section Portail du gouvernement du Québec
 

 

Recherche
 

Index alphabétique  Index thématique




La grammaire
Les pronoms > Pronoms personnels



Pronoms avec l'impératif

 

Lorsqu’un verbe à l’impératif est suivi de pronoms compléments, il n'est pas toujours facile de déterminer l'ordre dans lequel ceux-ci doivent apparaître. L'emploi des pronoms en et y peut également poser des problèmes de position et de liaison lorsqu'ils accompagnent un verbe à l'impératif.

 

 

Dans une phrase affirmative, lorsqu'un verbe à l'impératif est employé avec deux pronoms, celui qui est complément direct se place immédiatement après le verbe, suivi du pronom complément indirect.

 

Exemples :

 

- Ce livre nous appartient. Rendez-le-nous. (Rendez-nous quoi? Ce livre : le, mis pour livre, est complément direct. Rendez ce livre à qui? À nous, complément indirect.)

- Cette lettre est pour elles. Adresse-la-leur. (Adresse-leur quoi? Cette lettre : la, mis pour lettre, est complément direct. Adresse la lettre à qui? À leur, complément indirect.)

- J’aimerais le savoir; dites-le-moi le plus tôt possible. (Dites quoi? Le, complément direct. Dites à qui? À moi, complément indirect.)

Laisse-le nous montrer quelques tours de magie. (Nous est complément indirect de montrer.)

 

Notons qu'il y a un trait d'union entre le verbe et les pronoms. Toutefois, lorsque le pronom est complément de l'infinitif qui le suit, les traits d’union disparaissent. Pour savoir si un pronom se rapporte ou non à l’infinitif, il faut mettre la phrase à l’indicatif. Les pronoms situés avant le verbe conjugué se rapportent à celui-ci et seront donc liés par un trait d’union à l’impératif.

 

Exemples :

 

- Quand tu as un problème, viens nous le dire. (« Quand tu as un problème, tu viens nous le dire. » Les pronoms nous et le ne sont pas situés avant le verbe conjugué viens, donc ils ne sont pas liés à viens par un trait d’union.)

- Laissons-la lui raconter son histoire. (« Nous la laissons lui raconter son histoire. » Le pronom la est situé avant le verbe conjugué laissons, donc il est lié à laissons par un trait d’union.)

 

 

Au contraire, dans une phrase négative qui comporte deux pronoms et un verbe à l'impératif, les deux pronoms se placent devant le verbe, et le complément direct se trouve en seconde position. Cette règle ne s'applique cependant pas avec les pronoms lui et leur, qui se placent en second lieu. De plus, il n'y a pas de trait d'union entre l'impératif et les pronoms.

 

Exemples :

 

- Ces places nous déplaisent. Ne nous les réserve pas. (et non : Réserve-nous-les pas)

- Je ne veux pas connaître le sexe du bébé. Ne me le dis pas. (et non : Dis-moi-le pas)

- Ce cadeau ne lui est pas destiné. Ne le lui offrez pas.

- Ces gens ont vraiment besoin de notre aide. Ne la leur refusons pas.

 

 

Quant aux pronoms en et y, ils se placent toujours en seconde position lorsqu'ils sont employés dans une phrase à l'impératif avec un autre pronom, que cette phrase soit affirmative ou négative. On notera que les pronoms sont liés par un trait d'union dans les phrases affirmatives, mais pas dans les phrases négatives. Par ailleurs, c'est l'apostrophe et non le trait d'union qu'on emploie entre les pronoms le, la, les, moi et toi et les pronoms en et y.

 

Exemples :

 

- Les dépliants sont sur la table. Offrez-leur-en.

- Cette offre n'est pas valable. Ne vous y fiez pas.

- Cette balustrade est solide. Appuyez-vous-y.

- Mes enfants ont trop mangé de friandises; ne leur en donnez plus.

- Ce thé est vraiment délicieux. Versez-m'en encore un peu.

 

 

En outre, les pronoms me et te (qui se substituent à moi et toi) s’élident phonétiquement et graphiquement devant les pronoms en et y. Cependant, à l'oral, l’usage populaire a tendance à recourir, à tort, aux pronoms toi et moi et à faire une liaison injustifiée avec le son [z] entre ces pronoms et les pronoms en et y. Il faut noter qu’à l'impératif, on trouve un s de liaison à la fin d'un verbe suivi des pronoms en ou y (par exemple, vas-y, mets-en), mais jamais entre deux pronoms.

 

Exemples :

 

- Vous avez de belles pommes. Donnez-m'en un kilo. (et non : donnez-moi-z-en; donnez-moi-z’en)

- Je ne veux pas oublier de rendre mes livres à la bibliothèque. Fais-m’y penser. (et non : fais-moi-z-y; fais-moi-z’y)

- Je n’ai pas le temps de faire les courses. Occupe-t’en. (et non : occupe-toi-z-en; occupe-toi-z’en)

 

 

On rencontre parfois l'inversion de l'ordre habituel des pronoms dans une phrase impérative, surtout à l'oral. Il est toutefois préférable d'éviter cet usage, surtout dans la langue écrite.

 

Exemples :

 

- Cet ouvrage est à moi. Donne-le-moi. (et non : donne-moi-le)

- Nous avons acheté des meubles ici il y a déjà trois semaines. Livrez-les-nous dès que possible. (et non : livrez-nous-les)

 

 

Pour en apprendre davantage sur l'impératif, vous pouvez consulter les articles suivants : Généralités sur l'impératif, Temps de l'impératif, Formes de l'impératif et Impératif et infinitif.

 

Pour pouvoir visualiser la transcription en alphabet phonétique international (API), qui apparaît entre crochets, vous devez avoir la police de caractères API TLFQ. Vous pouvez la télécharger sur notre site en cliquant ici. Pour vous familiariser avec les symboles de l'API utilisés dans la BDL, vous pouvez consulter l'article Alphabet phonétique international.

 



Haut
Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

Accès à l’information - Politique de confidentialité
Québec

© Gouvernement du Québec, 2002

Aide à la recherche Présentation de la BDL Foire aux questions Liste des articles