Site de l'Office québécois de la langue française
Bandeau et barre de navigation Page d'accueil Plan du site Commentaires Coordonnées English section Portail du gouvernement du Québec
 

 

Recherche
 

Index alphabétique  Index thématique




La grammaire
Le verbe > Temps grammaticaux > Conditionnel



Conditionnel passé et plus-que-parfait du subjonctif

 

Dans une phrase hypothétique comprenant une subordonnée de condition introduite par si, on emploie généralement le plus-que-parfait de l'indicatif pour exprimer une condition non réalisée dans le passé et le conditionnel passé pour exprimer une conséquence de cette condition non réalisée.

 

Exemples :

 

- Si j'avais compris ce qu'elle voulait dire (condition non réalisée), j'aurais réagi tout autrement (conséquence non réalisée).

- Si le film avait été plus court (condition non réalisée), il aurait probablement été moins bon (conséquence non réalisée).

 

 

Dans la langue littéraire, on exprime parfois la même idée en employant le mode subjonctif. En effet, le plus-que-parfait de l'indicatif et le conditionnel passé peuvent tous deux être remplacés par le plus-que-parfait du subjonctif dans ce contexte.

 

Exemples :

 

- Si j'eusse compris ce qu'elle voulait dire, j'eusse réagi tout autrement.

- Si le film eût été plus court, il eût probablement été moins bon.

 

 

Cette interchangeabilité s'explique. Le conditionnel n'existant pas en latin, c'est le mode subjonctif qui permettait d'exprimer les faits irréels et la possibilité, le mode indicatif étant réservé au probable. Le conditionnel a introduit la notion de possibilité à l'intérieur du mode indicatif et c'est généralement ce temps qu'on emploie aujourd'hui pour exprimer la conséquence d'une condition. Dans la langue littéraire, on emploie encore parfois le subjonctif dans ce contexte; on peut alors l'employer pour exprimer la condition et la conséquence – contrairement au conditionnel, qui ne peut exprimer que la conséquence.

 

 

Puisqu'il est interchangeable avec le conditionnel passé, on a longtemps appelé conditionnel passé deuxième forme le plus-que-parfait du subjonctif dans ce contexte. La majorité des grammairiens rejettent aujourd'hui cette appellation, puisqu'elle prête inutilement à confusion.

 

 

Pour en savoir davantage sur l'emploi du conditionnel dans les phrases hypothétiques, vous pouvez consulter l'article Conditionnel dans les phrases hypothétiques. Pour en savoir davantage sur d’autres particularités du conditionnel, vous pouvez consulter les articles Généralités sur le conditionnel, Formes du conditionnel, Valeur temporelle du conditionnel et Valeur modale du conditionnel.

 



Haut
Date de la dernière mise à jour de la BDL : novembre 2017

Accès à l’information - Politique de confidentialité
Québec

© Gouvernement du Québec, 2002

Aide à la recherche Présentation de la BDL Foire aux questions Liste des articles