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Décéder et mourir

 

Les verbes décéder et mourir ont un sens en commun, mais ils ne sont pas interchangeables dans tous les contextes pour autant.

 

Le verbe décéder signifie « cesser de vivre », mais uniquement lorsqu'on parle de personnes. Ce verbe appartient surtout à la langue administrative et à la langue juridique. On l'emploie aussi parfois par euphémisme, pour éviter mourir. Il semble que décéder soit surtout employé pour parler d'une mort naturelle, et non pour faire référence à une mort accidentelle ou à une mort violente.

 

Exemples :

 

- Monsieur Pilote est décédé le 27 novembre dernier.

- Le père de Nathalie est décédé la semaine dernière.

- Le conjoint de la plaignante venait de décéder lorsqu’elle a comparu devant le tribunal.

 

Le verbe mourir signifie lui aussi « cesser de vivre », mais il peut s'appliquer aux personnes, aux animaux et aux végétaux. Lorsqu'on parle de personnes, mourir convient dans tous les contextes.

 

Exemples :

 

- Trois personnes sont mortes dans un accident de la route hier soir.

- Son grand-père est mort d'un cancer du poumon l'année dernière.

- La petite Lili ne pouvait accepter que son chien meure.

- Denis a laissé mourir cette plante, qu'il trouvait trop grosse.

 

 

On peut également utiliser mourir pour parler de choses ou de concepts qui disparaissent ou qui s'affaiblissent. Il a aussi le sens de « ressentir intensément » lorsqu'il est question d'émotions ou de sensations. Enfin, à la forme pronominale, il signifie « être sur le point de mourir ».

 

Exemples :

 

- Le bruit de la foule meurt peu à peu.

- Il n'y a rien à boire et je meurs de soif.

- Pierre mourait d'envie de jouer un tour à sa voisine.

- Roland est à l'hôpital; il se meurt.

 

 

Les noms décès et mort ne sont pas, eux non plus, interchangeables dans tous les contextes. Décès ne s'applique qu'aux personnes; on l'emploie dans la langue administrative et dans la langue juridique, ou encore par euphémisme. Le nom mort, lui, peut s'appliquer aux personnes, aux animaux et aux végétaux.

 

Exemples :

 

- L'assureur exige un certificat de décès.

- C'est difficile d'annoncer à quelqu'un le décès d'un de ses proches.

- Christian est terrifié par la mort.

- La mort de ce chat a beaucoup attristé Nadine.

 

 

Lorsqu'on conjugue le verbe décéder, le deuxième é se transforme en è devant une syllabe contenant un e muet. L'exception à cette règle, qui voulait que le é reste tel quel au futur simple de l'indicatif et au conditionnel présent, a été levée par les rectifications de l'orthographe; les deux formes, celle avec é et celle avec è, sont donc aujourd'hui acceptées. Pour en savoir davantage à ce sujet, vous pouvez consulter l'article Accent grave.

 



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

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