Site de l'Office québécois de la langue française
Bandeau et barre de navigation Page d'accueil Plan du site Commentaires Coordonnées English section Portail du gouvernement du Québec
 

 

Recherche
 

Index alphabétique  Index thématique




Le vocabulaire
Nuances sémantiques



Prédire et prévoir

 

Prévoir et prédire sont deux verbes de sens proche. Lorsqu’on regarde les éléments qui entrent dans la composition de ces formes, on y trouve une des nuances de sens qui les distinguent. Si les deux se rapportent à l’avenir (le préfixe pré- exprime l’antériorité dans le temps), prévoir contient le mot voir, d’où l’idée de voir dans l’avenir, tandis que prédire contient le mot dire et c’est dans celui-ci que réside la nuance d’emploi : prédire implique une annonce. On dit, on annonce ce qui va se produire; non seulement on le voit à l’avance (pré- voir), mais on le dit (pré- dire).

 

À cette nuance, on peut ajouter que prédire est souvent employé pour des pronostics qui relèvent de l’intuition, du surnaturel, d’un sentiment prémonitoire, mais il peut aussi s’employer pour des projections basées sur la conjecture ou un raisonnement (prédire un soulèvement, une crise, une guerre). C’est d’ailleurs sur ce terrain que se rejoignent les deux verbes. Outre ces contextes dans lesquels on peut également trouver prévoir, ce dernier est aussi utilisé pour des pronostics plus réalistes, rationnels ou scientifiques basés sur des calculs ou des statistiques. Ainsi, on prévoit des profits ou des pertes, le temps qu’il fera, la réaction des gens, des questions (ou des réponses), etc., alors que l’on prédit l’avenir, la gloire, la ruine, le succès, un brillant avenir, la mort, la fin du monde, un malheur, etc.

 

Exemples :

 

- Cette voyante prédit l’avenir.

- On lui avait prédit des ennuis, il n’y a pas échappé.

- Ceux qui avaient prédit une crise économique ne se sont pas trompés.

- Tous lui avaient prédit un brillant avenir et le voilà président.

- Cet enfant ira loin, je vous le prédis!

- Combien de fois a-t-on prédit la fin du monde!

- Les économistes prévoient (ou prédisent) une reprise.

- L’armée avait prédit (ou prévu) l’attaque.

- Les spécialistes prévoient (ou prédisent) qu’une épidémie pourrait survenir si rien n’est fait.

- Rien ne laissait prévoir ce qui est arrivé.

- Elle prévoit avoir besoin d’aide dans le dossier.

- Il a déjà prévu toutes les conséquences de sa décision.

- Nous n’avions pas prévu cela au départ.

- Je ne peux pas tout prévoir!

- Il était impossible de prévoir sa réaction.

- Il avait prévu être là avant nous.

- Il vaut toujours mieux prévoir le pire.

 

L’opposition entre prédire, qui exprime davantage une perception, une intuition, et prévoir, qui s’appuie plutôt sur du rationnel, est peut-être davantage perceptible pour les noms dérivés de ces verbes : prédiction et prévision.

 

- On s’est amusés à lire les prédictions de l’horoscope.

- Pour la finale de la Coupe Stanley, tes prédictions se sont réalisées.

- Les prévisions budgétaires pour l’année qui vient ne sont pas encourageantes.

- Ils attendent de connaître les prévisions météo avant de prendre la route.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter l’article Prévoir à l'avance.

 



Haut
Date de la dernière mise à jour de la BDL : décembre 2017

Accès à l’information - Politique de confidentialité
Québec

© Gouvernement du Québec, 2002

Aide à la recherche Présentation de la BDL Foire aux questions Liste des articles