Site de l'Office québécois de la langue française
Bandeau et barre de navigation Page d'accueil Plan du site Commentaires Coordonnées English section Portail du gouvernement du Québec
 

 

Recherche
 

Index alphabétique  Index thématique




Les anglicismes
Anglicismes phraséologiques



- Qu'est-ce qu'un anglicisme phraséologique?

 

Un anglicisme est un emprunt linguistique à l’anglais. On parle d’emprunt linguistique lorsque les utilisateurs d’une langue adoptent un mot ou un trait linguistique d’une autre langue, par exemple un sens, une forme, une prononciation ou une structure syntaxique.

 

L’emprunt, comme la création lexicale, est un procédé d’enrichissement linguistique : il permet aux langues de maintenir leur vitalité, de se renouveler et d’évoluer. Le phénomène de l’emprunt n’est donc pas mauvais en soi, et il est même normal. Toutefois, ce procédé ne doit pas entraver la créativité lexicale ni favoriser des mots étrangers au détriment des ressources déjà disponibles dans la langue emprunteuse. Au Québec, l’emprunt s’inscrit dans un contexte sociohistorique et dans une dynamique sociolinguistique particulière où l’anglais est très présent. L’Office québécois de la langue française, en vertu de la mission de francisation qui lui est dévolue par la Charte de la langue française, tente de promouvoir le développement et l’enrichissement du français; il ne saurait par conséquent considérer tous les emprunts à l’anglais comme autant de formes d’enrichissement linguistique. C’est pourquoi la BDL propose des solutions de rechange aux anglicismes susceptibles de poser problème aux usagers de la langue française.

 

Dans le cas d’un anglicisme phraséologique, on emprunte une locution ou une image propres à l’anglais. La phraséologie touche des ensembles de mots figés : locutions, expressions, collocations.

 

Chaque langue a ses propres expressions imagées, ses locutions idiomatiques, sa façon de découper la réalité selon une vision du monde particulière. Ainsi, alors qu’en français on dit d’une personne qui a rapidement quitté un lieu qu’elle a filé à l’anglaise, l’expression équivalente en anglais est plutôt to take the French leave... Et s’il est parfaitement idiomatique en anglais de dire in a nutshell, par exemple pour résumer une affaire, on ne dirait pas en français dans une coquille de noix mais plutôt en un mot, en résumé ou encore bref,… Pas plus qu’on ne dirait spontanément, en français, à la fin de la journée s’il n’est pas effectivement question de la fin d’une journée, alors qu’en anglais on dit au figuré at the end of the day, ce qui se dirait en français en somme, finalement, en fin de compte.

 

De même, certains enchaînements habituels (collocations) sont empruntés à l’anglais. Par exemple, faire du sens est calqué sur to make sense; on dit plutôt en français avoir du sens, être sensé, être logique, etc. De même, l’enchaînement demander une question reproduit la formulation anglaise to ask a question; en français, on pose une question, on formule une question ou on adresse une question à quelqu’un.

 

Pour en savoir davantage sur les anglicismes phraséologiques, vous pouvez consulter les différents articles inscrits sous le thème Anglicismes phraséologiques, dans lesquels sont proposés des équivalents français à chacun des emprunts qui figurent en titre.

 

Vous pouvez également consulter les articles Qu’est-ce qu’un anglicisme syntaxique?, Qu’est-ce qu’un anglicisme intégral?, Qu’est-ce qu’un anglicisme hybride?, Qu’est-ce qu’un anglicisme sémantique? et Qu’est-ce qu’un anglicisme morphologique?.

 



Haut
Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

Accès à l’information - Politique de confidentialité
Québec

© Gouvernement du Québec, 2002

Aide à la recherche Présentation de la BDL Foire aux questions Liste des articles