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Prêter à et porter à

 

La construction prêter à, qui peut être suivie d'un nom ou d'un verbe à l'infinitif, signifie « donner lieu ou matière à, fournir l'occasion de ».

 

Exemples :

 

- L'affirmation de Jeanne prêtait aux commentaires.

- J'aime beaucoup cet artiste, même si son style prête à la critique.

- Tu liras cet article, il prête à réfléchir.

 

 

La construction porter à, qui peut elle aussi être suivie d'un nom ou d'un verbe à l'infinitif, signifie « amener, inciter, pousser quelqu'un à ».

 

Exemples :

 

- Cet endroit porte à la sérénité.

- Son expérience le porte à la prudence.

- Les malheurs de Justine la portent à s'offrir de petits plaisirs.

 

 

Lorsqu'on souhaite employer l'une de ces deux constructions, on peut hésiter entre le verbe prêter et le verbe porter. En fait, même si ces constructions n'ont pas exactement le même sens, les deux verbes sont souvent interchangeables.

 

Exemples :

 

- Ce passage du texte prête (ou porte) à confusion.

- Fabien a la mauvaise habitude d'aborder des sujets qui prêtent (ou portent) à controverse.

- Tout porte (ou prête) à croire que Justin ne la rappellera pas.

- C'est le genre d'histoire qui porte (ou prête) à rire.

 



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

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