Site de l'Office québécois de la langue française
Bandeau et barre de navigation Page d'accueil Plan du site Commentaires Coordonnées English section Portail du gouvernement du Québec
 

 

Recherche
 

Index alphabétique  Index thématique




L'orthographe
Accents, tréma et cédille > Cédille et tréma



Le tréma et les lettres -gu-

 

Le tréma est un signe constitué de deux points qu'on met au-dessus d'une voyelle afin de préciser la prononciation d'un mot. On l'emploie sur la voyelle i et, plus rarement, sur les voyelles u et e.

 

En français, le tréma signifie que deux voyelles qui se suivent se prononcent séparément. Cependant, lorsque le tréma apparaît dans une syllabe commençant par les lettres -gu-, il signifie plutôt qu'on doit prononcer la lettre u, et ce, même si on n'a pas nécessairement à prononcer la lettre suivante, comme dans ambiguë, où le ë est muet.

 

La différence entre ces deux significations, apparemment différentes du tréma, s'explique. Le tréma est toujours placé sur une voyelle qui est elle-même précédée d'une voyelle. Il précise donc la façon dont on doit prononcer un groupe de deux voyelles. Par convention, l'Académie française a systématiquement mis le tréma sur la deuxième voyelle du groupe. Le tréma signifiait alors, dans tous les cas, qu'on devait prononcer la voyelle précédant celle qui portait le tréma. Cependant, dans la majorité des mots où il y a un tréma, les deux voyelles sont prononcées, celle qui porte un tréma et celle qui la précède. On peut donc aisément (et logiquement) croire que le tréma signifie que la voyelle qui le porte doit être prononcée, de la même façon que l'accent aigu, grave ou circonflexe modifie le timbre de la voyelle qui le porte. C'est d'ailleurs ce qui explique qu'on hésite souvent sur la graphie des mots qui ont un tréma dans une syllabe commençant par les lettres -gu-; on ne sait trop si l'on doit mettre le tréma sur le u ou sur la voyelle qui suit.

 

Pour mettre fin à cette confusion, les rectifications de l'orthographe de 1990 ont proposé de mettre systématiquement le tréma sur le u dans les mots touchés, qui sont d’ailleurs peu nombreux, à peine une quinzaine. Aujourd'hui, les deux graphies sont donc possibles : on peut mettre le tréma sur le u ou sur la voyelle qui le suit.

 

Dans les mots qui se terminent en -gue, le tréma sur le u ou sur le e signifie que -gue se prononce [gy] comme dans guttural et non [ge] comme dans guenille.

 

Exemples :

 

- Ce chanteur a une voix très aiguë. (ou : aigüe)

- Sa réponse était si ambiguë que je ne sais quoi penser. (ou : ambigüe)

- Son bureau est installé dans une pièce exiguë. (ou : exigüe)

 

 

Lorsque le groupe -gu- est suivi d'un i et que ce i ou le u qui le précède porte un tréma, les lettres guï ou güi se prononcent [gHi] comme dans aiguille et non [gi] comme dans guitare.

 

Exemples :

 

- La contiguïté des deux maisons pose problème. (ou : contigüité)

- Luc aime les écrivains qui jouent sur l'ambiguïté des mots. (ou : l'ambigüité)

 

 

Pour en savoir davantage sur les propositions de rectifications de l'orthographe visant l'emploi du tréma, vous pouvez consulter l'article Tréma. Pour en savoir davantage sur l'emploi du tréma dans d'autres contextes que dans les syllabes commençant par -gu-, vous pouvez consulter l'article Le tréma.

 

 

Pour pouvoir visualiser la transcription en alphabet phonétique international (API), qui apparaît entre crochets, vous devez avoir la police de caractères API TLFQ. Vous pouvez la télécharger sur notre site en cliquant ici. Pour vous familiariser avec les symboles de l'API utilisés dans la BDL, vous pouvez consulter l'article Alphabet phonétique international.

 



Haut
Date de la dernière mise à jour de la BDL : novembre 2017

Accès à l’information - Politique de confidentialité
Québec

© Gouvernement du Québec, 2002

Aide à la recherche Présentation de la BDL Foire aux questions Liste des articles