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L'orthographe
Cas particuliers liés à l'orthographe



À califourchon, à tâtons

 

Il existe en français quelques locutions adverbiales de formation très ancienne; elles sont construites à partir d’une base verbale ou nominale suivie du suffixe ‑on(s) et précédées de la préposition à. Plusieurs de ces locutions sont devenues plus rares ou sont tombées dans l’oubli : à croupeton(s) « accroupi », à bouchon(s) qui est devenue à boucheton « bouche, visage contre terre », à genouillons « à genoux », à chevauchons « à cheval », à ventrillons « à plat ventre ».

 

Certaines d’entre elles toutefois sont encore d’usage courant, notamment à tâtons, à califourchon et à reculons.

 

Exemples :

 

- Marcher à tâtons dans le noir.

- Le vieillard cherchait à tâtons ses lunettes sur la table de chevet.

- Un jeune assis à califourchon sur sa chaise.

- Les enfants aiment grimper aux arbres et se tenir à califourchon sur une branche.

- Pour ne rien perdre de la scène, les curieux se déplaçaient à reculons.

 

On note l’hésitation entre le pluriel et le singulier : à tâtons mais à califourchon. Ce flottement s’est produit pour toutes les locutions ainsi formées dans l’ancienne langue, mais, à partir du XVIIsiècle, il semble que les locutions décrivant des mouvements répétés (à tâtons, à reculons) auront davantage tendance à être orthographiées avec le s du pluriel, tandis que celles décrivant un état, une posture (à califourchon) le seront plutôt sans s.

 



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

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