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L'orthographe
Accents, tréma et cédille > Accent aigu et accent grave



L'accent aigu

 

L'accent aigu est seulement employé sur la lettre e, qui se prononce alors [é] comme dans le nom . L'accent aigu permet de distinguer le son [é] du son [E], correspondant au è de dès, et du son [e], correspondant au e de la préposition de.

 

L'accent aigu est le premier accent qu'on a utilisé en français. À partir de 1530, on l'employait régulièrement en finale de mot, dans les mots se terminant par et par -ée. Aux XVIe et XVIIe siècles, il était plutôt rare à l'intérieur du mot; ce n'est qu'au XVIIIe siècle qu'il sera utilisé régulièrement dans cette position.

 

Le é apparaît uniquement en syllabe graphique ouverte, c’est-à-dire qu’il constitue le dernier (ou le seul) élément de la syllabe. Employé en début de mot, le é peut être suivi d'une syllabe graphique comprenant un e muet; la consonne qui précède ce e pourra se prononcer avec le é.

 

Exemples :

 

- Yvan éprouve des sentiments contradictoires pour Jeanne. [épRuv] (é-prouv)

- Les enfants de Patrice sont très bien élevés. [élevé] (é-le-vé) ou [élvé] (él-vé)

- Elle portait une veste vert émeraude. [émeRod] (é-me-rod) ou [émRod] (ém-rod)

 

On peut aussi trouver le é en début de mot dans les préfixes dé-, pré- et télé- (sauf dans le mot télescope et ses dérivés, dans lesquels le deuxième e ne prend pas d'accent). Dans ces cas aussi, le é peut être suivi d'une syllabe comprenant un e muet.

 

Exemples :

 

- Plusieurs milliers de téléspectateurs ont vu cette émission spéciale. [téléspEktat4R] (té-lé-spèk-ta-teur)

- On a décelé des traces d'un produit chimique dangereux. [déselé] (dé-se-lé) ou [déslé] (dés-lé)

- Martine m'a prévenu aussitôt qu'elle a appris la nouvelle. [pRéveny] (pré-ve-nu) ou [pRévny] (prév-nu)

 

 

À l'intérieur du mot, et dans tout autre contexte que les deux précédents, le é doit être suivi d’une syllabe ne comprenant pas de e muet. Cette syllabe peut commencer soit par une consonne simple, soit par deux consonnes représentant un seul son, soit par un groupe de deux consonnes différentes dont la seconde est un l ou un r.

 

Exemples :

 

- Renée souhaite adhérer à cette association.

- Luc s'est imprégné de musique anglaise pendant son voyage à Londres.

- Il a finalement accepté d'animer un téléthon.

- La petite Juliette est fascinée par les éléphants.

- Il s'agissait d'une décision irréfléchie.

- La victime souffre d'une névrose post-traumatique.

 

 

Enfin, on peut trouver le é en finale de mot. Dans ce contexte, il peut seulement être suivi d'un e muet ou encore de la marque du pluriel (s) ou du féminin (e).

 

Exemples :

 

- Diane a développé une belle amitié avec sa nouvelle voisine.

- Une année s'est écoulée depuis leur première rencontre.

- Il adore admirer les beautés du paysage.

 

 

On ne trouvera jamais de é devant une consonne double ni devant un x (qui s'apparente à une consonne double), puisque, théoriquement, les consonnes doubles font que le e qui précède est ouvert, et non fermé. On prononce donc généralement ces e [E], comme dans des. Notons toutefois que la prononciation du e dans ce contexte se rapproche du é dans plusieurs régions de la francophonie. On ne trouvera jamais de é non plus devant une consonne finale muette (sauf s'il s'agit de la marque du pluriel).

 

Exemples :

 

- Aline essayait de répondre aux questions de l'examen, mais elle n'y arrivait pas.

- Maxime, qui comptait rentrer à pied chez lui, a réalisé qu'il avait oublié sa clef.

 

 

Par ailleurs, certains noms propres venant de langues étrangères et qui ne comportent pas d'accent en français peuvent donner des dérivés comportant un accent aigu.

 

Exemples :

 

- Les habitants du Venezuela sont des Vénézuéliens.

- Les admirateurs de Wagner sont des wagnériens.

 

 

Les rectifications de l'orthographe de 1990 ont proposé de changer le é pour un è dans certains contextes pour faire correspondre la graphie à la prononciation. Ainsi, les formes conjuguées des verbes du type céder, qui prennent un accent aigu au futur et au conditionnel, peuvent aujourd'hui s'écrire avec un è (je céderai ou je cèderai). De même, les inversions interrogatives de la première personne du singulier du type aimé-je peuvent maintenant s'écrire avec un è (aimè-je). Dans ces cas, l'emploi du é et du è sont tous les deux corrects.

 

 

Pour en savoir davantage sur l'accent aigu, vous pouvez consulter l'article Alternance entre é et è dans les mots de même famille. Pour en savoir davantage sur les propositions de rectifications de l'orthographe concernant l'accent aigu, vous pouvez consulter l'article Accent grave.

 

 

Pour pouvoir visualiser la transcription en alphabet phonétique international (API), qui apparaît entre crochets, vous devez avoir la police de caractères API TLFQ. Vous pouvez la télécharger sur notre site en cliquant ici. Pour vous familiariser avec les symboles de l'API utilisés dans la BDL, vous pouvez consulter l'article Alphabet phonétique international.

 



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

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