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La rédaction et la communication
Féminisation et rédaction épicène > Répertoire de noms masculins et de noms féminins



- Présentation de la liste des appellations de personnes

 

La liste des appellations de personnes met à la disposition des rédacteurs et rédactrices un grand nombre de formes féminines et fournit par le fait même des modèles pour en créer de nouvelles.

 

Le principe qui a prévalu pour l’établissement de la liste des appellations au féminin est la régularité des formes au point de vue linguistique. Les formes proposées, anciennes ou rectifiées, sont conformes à la morphologie du français. Ce parti pris résolument linguistique n’exclut pas pour autant la prise en compte de facteurs sociolinguistiques. Ainsi, les formes présentées concordent, dans la très grande majorité des cas, avec celles qui sont en usage dans le reste de la francophonie. En cas de variation, c’est la variante québécoise qui prévaut.

 

Le terme appellation de personne est très général. Il inclut les noms de métiers et de professions, les titres, les grades, les fonctions et les appellations d’emplois, par exemple : policier/policière, avocat/avocate, maître, sergent/sergente, président/présidente, agent/agente d’information, etc. Cette appellation englobe également les noms qui désignent les femmes et les hommes engagés dans différentes activités sociales, artistiques, sportives ou autres : électeur/électrice, danseur/danseuse, golfeur/golfeuse,  lecteur/lectrice, exposant/exposante; et des noms qui indiquent l'état ou le statut des personnes : amateur/amatrice, boursier/boursière, chômeur/chômeuse, cégépien/cégépienne, tuteur/tutrice, etc.

 

Choix des appellations

 

Lorsque deux noms féminins sont présentés pour un même nom masculin, la forme à privilégier figure en premier. Par exemple, on donne comme féminin de réviseur les noms réviseuse et réviseure; la forme réviseuse figure d’abord puisqu’elle est préférable en raison de la régularité de sa formation.

 

Les appellations de personnes qui figurent dans la liste varient quant à leur degré de spécialisation. Certains termes appartiennent à des langues de spécialité, par exemple : émailleur/émailleuse, pisciculteur/piscicultrice, demandeur/demanderesse, alors que d’autres relèvent de la langue générale, comme élève, couturier/couturière, gardien/gardienne.

 

Les dictionnaires usuels ne répertorient pas certains féminins de formation tout à fait régulière en raison sans doute de leur faible fréquence. De même, certains noms épicènes y sont donnés comme uniquement masculins. C’est pour pallier ces lacunes que des noms tels que chauffard/chauffarde, malfaiteur/malfaitrice, mécène figurent dans la liste.

 

Remarques en note

 

Il a semblé utile pour une centaine d’appellations d’ajouter de courtes explications sous forme de notes. Le contenu de ces remarques est fort varié :

 

- Certaines d’entre elles portent sur les variantes en usage dans diverses régions de la francophonie. Ce type de note se limite aux cas où la forme employée au Québec diffère de celle qui prévaut dans d’autres pays francophones. C’est ainsi qu’on peut lire à auteur/auteure : En France et en Belgique, on emploie la forme épicène une auteur, et en Suisse, autrice.

 

- Les propositions de rectification de l’orthographe de 1990 ont aussi été prises en compte. La forme traditionnelle figure dans la liste proprement dite et la graphie rectifiée apparaît en remarque. Par exemple, l’appellation joaillier/joaillière est accompagnée de la note suivante, qui signale la suppression du i muet après les deux l : Selon les propositions de rectification de l’orthographe, on peut écrire joailler et joaillère. Aucune des graphies, qu’elle soit traditionnelle ou rectifiée, ne peut être considérée comme fautive.

 

- Certaines remarques précisent le domaine d’emploi de termes spécialisés. On lira ainsi à acquéresse : La forme acquéresse appartient à la langue juridique.

 

- Pour un petit nombre de noms masculins se terminant en -eur, deux formes sont en concurrence. Lorsqu’une forme est à privilégier, une note vient alors le préciser. Par exemple, à l’appellation réviseur (réviseuse, réviseure) est ajoutée la note : La forme féminine régulière de réviseur est réviseuse.

 

- Aux noms masculins en -eur sont également associés des féminins en -eure observés dans l’usage, mais qui ne sont pas recommandés. Dans ces cas précis, seules les formes retenues, avec une finale en -euse ou en -trice selon le cas, figurent dans le répertoire. La forme jugée impropre n’apparaît qu’en note. On a par exemple à recteur/rectrice la note : La forme recteure n’est pas retenue.

 

- Quelques remarques de nature historique font état de l’évolution du français. Ainsi, à sacritain/sacristine, on peut lire : La forme sacristine remplace l’ancienne forme régulière sacristaine.

 

- Enfin, bon nombre de remarques apportent des précisions sur certaines appellations féminines que l’Office québécois de la langue française avait traitées auparavant.

 

 

Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter les tableaux ayant pour titre Appellations de personnes commençant par de la section Répertoire de noms masculins et de noms féminins. Ces tableaux présentent les formes masculines et féminines des appellations de personnes.

 



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : janvier 2018

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