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La ponctuation
Généralités sur la ponctuation



Définition de la ponctuation

 

Il est difficile de définir la ponctuation, bien que cet ensemble de petits signes soit précieux pour tout scripteur et tout lecteur. Il n’émane pas de consensus évident sur l’objet et ses fonctions, sinon que la ponctuation comporte au moins deux visages : l’un grammatical, plutôt logique, et l’autre rythmique, plutôt expressif. On s’accorde également pour dire que les frontières de la ponctuation sont floues, recouvrant en partie celles de la typographie.

 

 

Quelques définitions

 

Citons trois exemples de définitions de la ponctuation, en commençant par celle du Grand Robert de la langue française : « Système de signes servant à indiquer les divisions d’un texte écrit en phrases ou éléments de phrases, à noter certains rapports syntaxiques ou certaines nuances affectives de l’énoncé qui, dans le langage parlé, s’exprimeraient par des particularités du débit (notamment les pauses de l’accentuation ou de l’intonation). »

 

Quant au Nouveau code typographique, il présente la ponctuation en ces termes : « Ponctuer, c’est diviser les diverses parties d’un texte à l’aide de signes conventionnels destinés à donner un sens à un ensemble de mots, ou même à un seul mot. C’est d’abord une question de logique plus que de cadence; l’information orale et de nombreux orateurs donnent trop souvent de fort mauvais exemples de pauses qui ne doivent pas figurer dans un texte imprimé. La ponctuation sert avant tout à faire saisir toutes les nuances de la pensée d’un auteur et éviter ainsi de fâcheuses équivoques. »

 

Pour sa part, la linguiste Nina Catach définit la ponctuation comme suit : « Ensemble des signes visuels d’organisation et de présentation accompagnant le texte écrit, intérieurs au texte et communs au manuscrit et à l’imprimé; la ponctuation comprend plusieurs classes de signes graphiques discrets et formant système, complétant ou suppléant l’information alphabétique. »

 

On peut retenir de ces définitions que la ponctuation est un code de l’écrit porteur de multiples messages, qui remplit différentes fonctions de nature logique et expressive.

 

 

Les signes de ponctuation

 

Le nombre de signes de ponctuation varie selon la définition et l’approche théorique que l’on privilégie. Une définition restreinte limite la ponctuation à une douzaine de signes graphiques. Ainsi, selon Le bon usage de Grevisse, les signes de ponctuation sont : le point (.), le point d’interrogation (?), le point d’exclamation (!), la virgule (,), le point-virgule (;), le deux-points (:), les points de suspension (…), les parenthèses ( ), les crochets [ ], les guillemets « », le tiret (—) et la barre oblique (/).

 

À cela peuvent s’ajouter, selon d’autres auteurs, les blancs et les majuscules ainsi que certains signes typographiques tels que l’apostrophe, le trait d’union, les accolades, la perluète ou l’esperluette, l’alinéa, l’astérisque et les appels de note.

 

Enfin, une définition plus large de la ponctuation inclut tous les signes et procédés de mise en page, ce qui comprend non seulement les symboles, les signes auxiliaires, les blancs entre les mots et les majuscules, mais aussi l’italique, le gras, le soulignement, les titres, les blancs entre paragraphes et entre chapitres, etc. Dans cette optique, on déborde du texte proprement dit, et les territoires de la ponctuation, de la typographie et de la mise en page se chevauchent.

 

 

Le classement des signes

 

L’ensemble des signes de ponctuation se prête à plusieurs découpages. Certains regroupent les signes de ponctuation d’après l’importance de la pause qui sépare à l’oral les éléments ponctués. On parle alors de ponctuation faible, moyenne et forte.

 

La ponctuation faible marque une petite pause; par exemple, la virgule qui sépare des éléments juxtaposés est un signe de ponctuation faible.

 

Exemple :

 

-  Adieu veaux, vaches, cochons, couvées!

 

La ponctuation moyenne marque une pause plus longue; par exemple, le point-virgule qui sépare deux phrases liées par le sens est un signe de ponctuation moyenne.

 

Exemple :

 

- Il aime le théâtre; elle préfère le cinéma.

 

La ponctuation forte marque une pause longue comme celle à la fin d’une phrase; le point, le point d’exclamation, le point d’interrogation, les points de suspension sont des signes de ponctuation forte.

 

Exemple :

 

- Nous partirons demain. Vive l’aventure!

 

 

D’autres linguistes analysent la ponctuation en fonction des unités linguistiques touchées, c’est-à-dire selon le niveau linguistique où interviennent les signes de ponctuation. On distingue alors la ponctuation de mot, la ponctuation de phrase et la ponctuation de texte.

 

La ponctuation de mot relève de l’orthographe puisqu’elle se situe au niveau du mot; le point abréviatif, les parenthèses, le trait d’union et l’apostrophe en sont les signes.

 

Exemples :

 

- le témoin N. R.; p. 45; av. J.-C.

- son (ses?) complice(s)

- un arc-en-ciel; un gâteau dé-lec-ta-ble

- aujourdhui; un ptit bonhomme

 

La ponctuation de phrase structure l’intérieur de la phrase et la délimite; le point, la virgule et le point-virgule, entre autres, sont des signes de ponctuation de phrase.

 

Exemples :

 

- Malheureusement, il ne participera pas à la réunion; son fils est malade.

- Elle se mit à chantonner : « Que reste-t-il de nos amours? »

 

La ponctuation de texte, ou « macroponctuation », permet de diviser un texte long en plusieurs parties; ainsi, l’alinéa ponctue le texte en séparant les paragraphes, les titres, etc.

 

 

Finalement, les signes de ponctuation sont également classés par certains linguistes en fonction du rôle particulier qu’ils jouent. On parlera alors de signes pausaux, de signes mélodiques, de signes d’insertion et de signes d’appel.

 

Les signes pausaux séparent les éléments de texte et marquent des pauses plus ou moins longues; par exemple, le point, la virgule et le point-virgule sont des signes pausaux.

 

Exemple :

 

- Le soleil se couchait. Poussant un soupir, elle s’accouda sur le bord de la fenêtre; elle retrouva le fil de ses pensées.

 

Les signes mélodiques sont au service de la fonction expressive, par exemple, le point d’interrogation, le point d’exclamation et les points de suspension.

 

Exemple :

 

- Ça va? demandai-je.

  Ça va! répondit-elle.

 

Les signes d’insertion permettent d’intercaler des éléments dans la phrase; ils se présentent par paires : parenthèses, crochets, tirets, guillemets et virgules doubles.

 

Exemple :

 

« Au fait, ajouta-t-il d’un air distrait, je tiens à vous féliciter pour votre travail. »

 

Les signes d’appel signalent au lecteur un changement, tel que le passage à une autre section, la présence d’une note en bas de page, le changement d’interlocuteur; on y trouve entre autres l’astérisque, le tiret et l’alinéa.

 

Exemple :

 

- On dit des *hiboux (le h est aspiré), mais des hirondelles (h muet).

 

 

Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter l’article Rôle et fonctions de la ponctuation.

 

 

 



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

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