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Figures de style > Figures jouant sur le sens



Métaphore

 

La métaphore est une figure de style qui consiste à établir une comparaison entre deux réalités, comparaison qui est fondée sur une analogie que l’on instaure entre les deux référents.

 

Contrairement à la comparaison proprement dite, la métaphore ne comporte aucun élément grammatical, par exemple comme, ainsi que, tel, semblable à, explicitant le rapport comparatif. La métaphore s’établit entre un terme comparé, celui qui fait l’objet de la comparaison, et un terme comparant, qui sert de point de comparaison. Grammaticalement, le terme comparant peut être en relation d’attribut ou d’apposition par rapport au terme comparé. Les deux noms peuvent aussi former un groupe nominal comportant un complément du nom.

 

Exemples :

 

- Cet homme d’affaires est un requin.

- Ce vin de Toscane, nectar pour les palais gourmets, est désormais introuvable.

- Une mer de manifestants avait envahi la rue.

 

Le nom employé de façon métaphorique est en quelque sorte détourné de son sens habituel. On ne retient en fait qu’une certaine partie du sens associé normalement à ce mot. Ainsi, dans le premier exemple, on ne retient de l’idée de « requin » que la férocité. Dans le troisième exemple, le nom mer évoque l’idée d’une vaste étendue de quelque chose, qui n’est pas ici de l’eau. Ces deux exemples illustrent bien le fait qu’il n’y a pas en soi de lien sémantique permanent entre les deux notions évoquées (homme et requin, mer et manifestants), comme c’est le cas avec la métonymie. Le terme comparant (requin et mer) et le terme comparé (homme et manifestants) n’appartiennent pas au même champ sémantique. Le rapport entre les deux est purement analogique et ne repose que sur des similitudes que l’on voit entre les réalités que désignent momentanément ces mots. La métaphore permet ainsi de mettre en évidence, de façon imagée, des caractéristiques de ce dont on parle, dans nos exemples la cruauté de l’homme et le nombre impressionnant de manifestants.

 

La métaphore peut également être implicite; le terme comparé est alors absent et sous-entendu. Dans les exemples qui suivent, Hugo compare la lune à une faucille d’or, et Baudelaire, l’enfance à un innocent paradis.

 

Exemples :

 

- Cette faucille d’or dans le champ des étoiles. (Hugo)

- L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs. (Baudelaire)

 

La métaphore n’est pas réservée à la langue littéraire bien qu’elle y soit très présente, particulièrement en poésie. Cette figure de style est courante dans la langue générale, autant à l’écrit qu’à l’oral. Elle est même une source importante d’enrichissement lexical. En effet, bien des mots acquièrent un nouveau sens par emploi métaphorique. Ces néologismes de sens finissent par s’instituer en langue et ne sont plus perçus alors comme métaphoriques. L’image qu’ils évoquaient au départ s’est estompée; on parle alors de métaphore figée, morte ou lexicalisée.

 

Exemples :

 

- Il est encore dans la fleur de l’âge.

- La racine du mal, c’est l’iniquité institutionnalisée.

- Ils ont annoncé un gel des salaires.

- Mon enfance s’est déroulée sans un nuage.

 

Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter les articles Métonymie et Comparaison.



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : janvier 2018

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