Site de l'Office québécois de la langue française
Bandeau et barre de navigation Page d'accueil Plan du site Commentaires Coordonnées English section Portail du gouvernement du Québec
 

 

Recherche
 

Index alphabétique  Index thématique




L'orthographe
Homophones lexicaux



For, fors et fort

 

For, fors et fort sont des homophones, c’est-à-dire des mots de même prononciation mais n’ayant pas le même sens.

 

For est un nom masculin. Ce mot, qui vient du nom latin forum « place publique, tribunal », n’est utilisé que dans la locution for intérieur qui signifie « conscience personnelle ».

 

Exemple :

 

- En mon for intérieur, je savais bien que j’avais tort.

 

 

Fors est une préposition issue du latin foris « dehors ». On peut la remplacer par des prépositions telles que sauf, hormis ou excepté. L’usage de fors est archaïque. En fait, fors est encore connu grâce à un mot d’esprit attribué à François Ier : « Tout est perdu, fors l’honneur ». Ce mot, parfois dans une forme peu reconnaissable, existe encore comme élément de formation dans quelques mots : faubourg, faufiler, faux-fuyant, forain, fourbu, fourvoyer, etc.

 

 

Fort peut être adjectif, nom ou adverbe. Comme adjectif, il désigne le fait de posséder de la force quelle qu’elle soit : force physique, intellectuelle ou morale, dimension imposante, résistance, intensité, efficacité, etc. Il s’accorde alors en genre et en nombre avec le mot auquel il se rapporte.

 

Exemples :

 

- Depuis qu’il s’entraîne, Éric est devenu assez fort pour soulever des poids très lourds.

- Il est tellement fort aux échecs que plus personne n’ose jouer contre lui.

- Malgré son handicap physique, il était plus fort que nous par sa détermination.

- Il a été tué par une forte fièvre.

- On utilisa les explosifs les plus forts pour déloger l’ennemi.

 

Plusieurs expressions contiennent fort : se faire fort de, être fort de, forte tête, à plus forte raison, être fort comme un bœuf, prêter main-forte, manière forte, etc.

 

Exemples :

 

- Nos adversaires se faisaient fort de nous blanchir.

- Je ne plierai pas devant lui, à plus forte raison s’il tente de me faire chanter.

- Il tenta de s’interposer : impossible, Arnold était fort comme un bœuf.

- Il a fallu recourir à la manière forte pour l’expulser.

 

 

Fort, nom masculin, a plusieurs sens. Il désigne une personne jouissant d’une grande puissance physique, matérielle ou morale, ou encore la partie d’une chose, d’une idée ou d’une personne qui est la plus solide; la locution prépositive au fort de est issue de ce sens. Enfin, on utilise fort pour désigner une citadelle, un lieu fortifié.

 

Exemples :

 

- L’exploitation des faibles par les forts ne date pas d’hier.

- Les mathématiques, c’est mon fort.

- Le fort de l’arche se situait dans l’axe central.

- La campagne fut lancée au plus fort de l’été et ce fut une erreur.

- Cet ancien fort est devenu un site touristique très fréquenté.

 

 

Comme adverbe, fort peut être remplacé par très ou par avec force. Il est alors invariable.

 

Exemples :

 

- Ces remarques étaient fort pertinentes.

- J’ai dû pousser très fort pour ouvrir la porte.

 

 

Plusieurs mots sont dérivés de fort : fortement, forteresse, fortiche, fortifier, fortification, etc. Fort entre aussi dans la formation de mots composés : contrefort, coffre-fort, eau-forte, main-forte.



Haut
Date de la dernière mise à jour de la BDL : novembre 2017

Accès à l’information - Politique de confidentialité
Québec

© Gouvernement du Québec, 2002

Aide à la recherche Présentation de la BDL Foire aux questions Liste des articles