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La syntaxe
Les prépositions > Préposition après un verbe



Croire

 

Selon ce qu’on désire exprimer, on peut employer le verbe croire seul (transitif direct) ou avec les prépositions à, en et dans (transitif indirect). Ces différentes constructions peuvent exprimer des nuances de sens, mais il arrive que dans certains contextes, ces distinctions ne soient pas aussi nettes.

 

Lorsqu’on emploie le verbe croire sans préposition, il signifie « tenir quelque chose pour vrai » ou « considérer ce qu’une personne dit comme vrai ».

 

Exemples :

 

- Il avait beaucoup de difficulté à croire l’histoire absurde qu’on lui avait racontée.

- Les enfants sont tentés de croire tout ce qu’on leur dit.

- Vous pouvez croire ma sœur, car elle ne ment jamais.

 

 

Croire à signifie « être persuadé de la véracité, de l’efficacité ou de l’existence de quelqu’un ou de quelque chose ». Il s’agit essentiellement d’une adhésion intellectuelle.

 

Exemples :

 

- Elle croit aux sorcières depuis sa tendre enfance.

- Je ne crois pas aux bienfaits de la psychanalyse.

- Crois-tu à l’astrologie?

 

 

Croire en signifie « avoir confiance en quelqu’un ou en quelque chose ». Le tour s’emploie à propos de personnes ou de choses sur lesquelles on fonde de l’espoir, dans lesquelles on met sa confiance. Il s’agit plutôt d’une adhésion du cœur.

 

Exemples :

 

- Il est essentiel que les élèves croient en leur professeur.

- J’ai toujours su qu’il y arriverait; j’ai toujours cru en lui, en ses capacités et en son succès.

- Nous avons cru en la providence et nous avons été exaucés.

- Beaucoup de gens croient en l’Évangile.

 

 

Dans un contexte religieux, on peut utiliser tant la préposition à que la préposition en pour exprimer sa croyance. Les nuances de sens expliquées ci-dessus s’appliquent : croire à Dieu, c’est croire à son existence, tandis que croire en Dieu, c’est mettre sa confiance en lui, avoir la foi. Comme elle comprend les deux idées, l’expression croire en Dieu est plus courante.

 

 

La construction croire dans, curieusement absente de bon nombre de dictionnaires, est pourtant bien vivante en dépit de ce qu’en dit Le bon usage, qui la donne comme rare, et du peu de place que lui consacre le Trésor de la langue française, qui ne la signale que dans une remarque. Une recherche dans la presse francophone révèle pourtant qu’elle est couramment usitée. Généralement suivi d’un nom de chose comme complément, le tour croire dans rejoint les sens exprimés par croire à et croire en.

 

Exemples :

 

- « Il croyait dans les capacités de son ami, à son avenir. » (Dictionnaire de l’Académie française, 9e édition)

- « […] certaines personnes devront rendre des comptes car croire dans la démocratie, c’est croire dans son système judiciaire. » (Le Temps, quotidien suisse, 2013)

- « Les investisseurs étrangers semblent croire dans la stratégie de cet entrepreneur. » (Le Monde, quotidien français, 2010)

- « Je crois dans l’art comme forme de thérapie pour les gens qui en ont marre d’être manipulés […]. » (Le Soir, quotidien belge, 2011)

- « On a cru dans cette révolution, mais elle n’a rien apporté de bon, que du désordre […]. » (Libération, quotidien français, 2013)

- « nous […] oublions l’essentiel, la foi en l’avenir et en la création : croire dans le progrès, investir, investiguer, imaginer. Croire au progrès ne consiste pas à détruire le passé. » (Le Figaro, quotidien français, 2013)



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

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