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Affiler et effiler

 

On confond parfois les verbes affiler et effiler.

 

 

Affiler signifie « aiguiser un instrument tranchant ». Il a donné lieu à l’expression avoir la langue bien affilée, dont le sens est « avoir de la repartie (ou répartie) » ou « être bavard ».

 

Exemples :

 

- Pour couper une tomate, il faut d’abord bien affiler le couteau que l’on va utiliser.

- Des ciseaux affilés peuvent devenir une arme très dangereuse.

 

 

Effiler signifie « défaire les fils d’un tissu un à un », « rendre mince comme un fil » et, par extension, « étirer, allonger ». La forme pronominale, s’effiler, a le sens de « s’en aller fil à fil, à l’usure » et « s’amincir ».

 

Exemples :

 

- Dans certains pays, les paysans effilent des sacs en toile pour se procurer du fil.

- Il effilait les pointes de sa moustache d’un geste nerveux.

- Le bec effilé et la robe turquoise des martins-pêcheurs les rendent facilement reconnaissables.

- L’artisane a garni la couverture d’un galon pour empêcher que cette dernière s’effile.

- Depuis qu’elle suit un régime, Marianne s’effile à vue d’œil.

 

 

Le mot fil, qui entre dans la composition des deux verbes, désigne tantôt le brin de matière textile, tantôt la partie tranchante d’une lame. Notons que l’expression affiler un crayon est fautive parce que ce dernier ne constitue pas un objet tranchant; on dira plutôt tailler un crayon.

 



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

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