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Abjurer et adjurer

 

Même s’ils sont apparentés par l’étymologie, les verbes abjurer et adjurer présentent des significations différentes.

 

 

Abjurer signifie « renoncer solennellement à une foi, à une opinion religieuse ». Par extension, il a aussi le sens d’« abandonner ses convictions, ses idées, etc. ». Dans un contexte clair, le verbe peut être employé de façon absolue, c’est-à-dire sans complément.

 

Exemples :

 

- Jean-Jacques Rousseau abjura le catholicisme en 1754.

- Le tribunal de l’Inquisition a contraint Galilée d’abjurer sa doctrine.

- Jugée coupable d’hérésie, Jeanne d’Arc se défendit courageusement. Dans un moment de faiblesse, elle accepta toutefois d’abjurer.

 

 

Adjurer signifie « demander au nom de Dieu ». Par extension, il a aussi le sens de « prier instamment, supplier ».

 

Exemples :

 

- Je vous adjure, au nom du fils de Dieu, de quitter cette femme.

- Avant de mourir, Antoine adjura son frère de lui dire toute la vérité.

- N’emprisonnez pas cet homme, je vous en adjure.

 

 

Ces deux verbes sont dérivés du verbe latin jurare qui avait le sens de « prêter serment solennellement » et de « prendre à témoin quelqu’un du sérieux de son serment » et qui a donné le verbe jurer. Abjurer vient de abjurare; la particule ab- exprimant l’éloignement, ce verbe signifiait « nier quelque chose par un serment solennel ». Adjurer vient de adjurare; la particule ad- exprimant l’approche, ce verbe avait le sens « promettre avec serment ».



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : novembre 2017

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