Site de l'Office québécois de la langue française
Bandeau et barre de navigation Page d'accueil Plan du site Commentaires Coordonnées English section Portail du gouvernement du Québec
 

 

Recherche
 

Index alphabétique  Index thématique




Le vocabulaire
Paronymes



Coasser et croasser

 

La prononciation ressemblante des verbes coasser et croasser, et le fait qu’ils comportent dans leur signification une notion commune portent à confusion.

 

 

Coasser signifie « pousser son cri en parlant de la grenouille ou du crapaud ». Ce mot est emprunté au latin coaxare, lui-même formé à partir du grec koax, onomatopée du cri de la grenouille.

 

Exemple :

 

- Après la période d’hivernage, les grenouilles s’accouplent; c’est la période où les mâles coassent.

 

 

Croasser signifie « pousser son cri, en parlant du corbeau et de la corneille ». Il est dérivé de l’onomatopée kro-.

 

Exemple :

 

- Grand-mère dit que si les corbeaux croassent et s’agitent dès la pointe du jour, c’est un signe de mauvais temps.

 

 

Par métaphore, les deux verbes ont pris le sens littéraire de « tenir des propos désagréables, malveillants ». On dira ainsi : Les mégères coassaient (ou croassaient) à qui mieux mieux. Par analogie avec le cri du corbeau, croasser a en outre reçu le sens d’« émettre des sons désagréables et discordants », par exemple : Illustre, jadis, la cantatrice ne pouvait désormais que croasser. Cette signification est aussi parfois attribuée à coasser, par analogie avec le cri de la grenouille, mais est moins souvent attestée.

 

Notons finalement que le nom coassement désigne le cri de la grenouille et croassement celui du corbeau.

 



Haut
Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

Accès à l’information - Politique de confidentialité
Québec

© Gouvernement du Québec, 2002

Aide à la recherche Présentation de la BDL Foire aux questions Liste des articles