Site de l'Office québécois de la langue française
Bandeau et barre de navigation Page d'accueil Plan du site Commentaires Coordonnées English section Portail du gouvernement du Québec
 

 

Recherche
 

Index alphabétique  Index thématique




Le vocabulaire
Pléonasmes



Importer de l'étranger

 

L’enchaînement importer de l’étranger que l’on trouve dans les exemples suivants est considéré comme pléonastique.

 

Exemples fautifs :

 

- L’électricité consommée aux États-Unis est en grande partie importée de l’étranger

- Les riches tissus qui décorent cette pièce ont été importés de l’étranger.  

- Cette boutique renommée importe tous ses vêtements de l’étranger

 

En effet, le verbe importer a le sens d’« introduire dans un pays des produits en provenance de pays étrangers » et la locution de l’étranger signifie « d’un pays ou d’un ensemble de pays autres que celui dont on est citoyen ». Il y a donc redondance puisque chacun des deux mots renvoie à un apport venant de l’extérieur.

 

On écrirait plus correctement :

 

- L’électricité consommée aux États-Unis provient en grande partie de l’étranger

- Les riches tissus qui décorent cette pièce ont été importés.  

- Cette boutique renommée achète tous ses vêtements à l’étranger.

 

 

Le verbe importer est un emprunt au latin classique importare « porter dans »; ce verbe a également pu subir l’influence du verbe anglais to import, qui a la même origine latine.

 

 

Au Québec, le verbe importer connaît parfois une extension de sens puisqu’il peut s’employer au sens d’« introduire, acheter des produits en provenance d’une autre province ».

 

Exemple :

 

- L’été, les pêches vendues dans nos supermarchés sont importées de la vallée du Niagara, en Ontario.



Haut
Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

Accès à l’information - Politique de confidentialité
Québec

© Gouvernement du Québec, 2002

Aide à la recherche Présentation de la BDL Foire aux questions Liste des articles