Site de l'Office québécois de la langue française
Bandeau et barre de navigation Page d'accueil Plan du site Commentaires Coordonnées English section Portail du gouvernement du Québec
 

 

Recherche
 

Index alphabétique  Index thématique




La grammaire
Les pronoms > Pronoms indéfinis



On

 

Le pronom indéfini on désigne souvent une personne ou un ensemble de personnes dont on ignore l’identité, un peu à la manière de quelqu’un, quiconque ou tout le monde. Dans ces emplois, le participe passé ou l’adjectif qui se rapporte au pronom on est invariable, c’est-à-dire au masculin et au singulier, puisqu’on ignore d’ordinaire le sexe et le nombre de personnes que le pronom on représente. L’accord peut cependant se faire au féminin si on représente une femme.

 

Exemples :

 

- On n’est jamais mieux servi que par soi-même.

- Lorsqu’on est jeune, on est souvent naïf.

- Dans les médias, on s’est opposé vivement aux changements proposés.

- Quand on est une femme, on se sent obligée de s’y intéresser.

 

 

Le pronom on peut aussi représenter une ou plusieurs personnes qui sont bien définies. On peut alors le remplacer par un pronom personnel (je, tu, nous, vous). Dans ces emplois, le participe passé ou l’adjectif qui s’y rapporte prend le genre et le nombre du sujet représenté par on. L’emploi de on pour désigner une ou plusieurs personnes bien définies est surtout fréquent à l’oral dans un registre familier. Dans un style soutenu, notamment à l’écrit, il est préférable d’utiliser le pronom personnel, le plus souvent nous, correspondant.

 

Exemples :

 

- Dans le présent ouvrage, on s’est efforcée de décrire la situation de façon objective. (C’est le on de modestie, qui est employé. Ce dernier est semblable au nous de modestie et peut être employé pour je, notamment dans l’expression écrite soignée. Ici, on équivaut à je, l’auteure.)

- Alors, on est satisfaite? (On équivaut à tu.)

- Alors, mesdames, on est entrées sans permission? (On équivaut à vous.)

- Mon ami et moi, on s’est disputés à ce sujet. (On équivaut à un nous masculin.)

- Parties ensemble, on s’est séparées en cours de route. (On équivaut à un nous féminin.)

- On a été consultés à plusieurs reprises. (On équivaut à un nous masculin.)

- On a été rassemblées dans l’amphithéâtre. (On équivaut à un nous féminin.)

- Nous, on est toujours prêts et prêtes à participer. (Familier. Mieux, dans un style soutenu, notamment à l’écrit : Nous, nous sommes toujours prêts et prêtes à participer.)

 

 

Dans l’usage familier, l’adjectif possessif correspondant est notre ou nos, mais, dans l’usage soutenu, c’est son, sa ou ses.

 

Exemples :

 

- On rédige maintenant son courrier à l’ordinateur.

- On a éteint notre ordinateur en fin de journée. (Familier. Mieux, dans un style soutenu, notamment à l’écrit : Nous avons éteint notre ordinateur en fin de journée.)

 

 

Notons que, dans un même contexte, on doit veiller à ce que le pronom on fasse toujours référence à la même réalité ou aux mêmes éléments, pour éviter toute ambiguïté.

 

Exemple fautif :

 

- On a vu précédemment qu’aux États-Unis on a procédé à diverses études qui confirment ces résultats.

 

Exemples corrects :

 

- Nous avons vu précédemment qu’aux États-Unis on a procédé à diverses études qui confirment ces résultats.

- On a vu précédemment qu’aux États-Unis, diverses études confirment ces résultats.

 

 

Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter l'article L'on.

 



Haut
Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

Accès à l’information - Politique de confidentialité
Québec

© Gouvernement du Québec, 2002

Aide à la recherche Présentation de la BDL Foire aux questions Liste des articles