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La grammaire
Les homophones grammaticaux



Ce qui ou ce qu'il

 

Lorsque je dis : « Il m'arrive quelque chose d'extraordinaire », le verbe arriver est dit impersonnel, car le pronom il ne renvoie pas, dans ce cas, à une personne. Il en est de même pour des expressions comme il pleut et il faut, dans lesquelles le verbe est toujours impersonnel.

 

Le verbe arriver n'est cependant pas uniquement utilisé de façon impersonnelle, et on peut alors se demander s'il faut écrire : « Voici ce qui m'arrive » ou « Voici ce qu'il m'arrive ».

 

Tout d'abord, la question ne se pose que si le verbe est impersonnel. Ainsi, dans la phrase suivante : « J'attendais Paul et voici qu'il arrive  », le verbe arriver n'est pas impersonnel, car il exprime une action accomplie par une personne (il, mis pour Paul).

 

Lorsqu'il s'agit de verbes impersonnels, il faut distinguer plusieurs cas.

 

Premier cas : lorsqu’on a un verbe dit impersonnel (c’est-à-dire un verbe qui ne s’utilise qu’à la troisième personne du singulier, comme falloir), on dira toujours ce qu'il.

 

Exemple :

 

- Avant de partir, je vérifie toujours si j'ai tout ce qu'il me faut.

 

À noter que même s'il est courant, en langue parlée familière, de prononcer ce qui me faut, il n’en reste pas moins que de l’écrire ainsi constituerait une faute grammaticale.

 

 

Deuxième cas : avec le verbe rester, on peut employer indifféremment ce qui ou ce qu’il.

 

Exemples :

 

- Il me reste beaucoup de choses à faire. Voici ce qui me reste à faire. (ou : voici ce qu’il me reste à faire)

- Je dois calculer combien d’argent il me reste. Voici ce qui me reste d’argent. (ou : voici ce qu’il me reste d’argent)

 

 

Troisième cas : Avec les verbes se passer et arriver, pouvoir, advenir, prendre, résulter, convenir, la tournure impersonnelle ce qu’il est fréquente, bien que l’on puisse également utiliser ce qui.

 

Exemples :

 

- Que se passe-t-il? Tout le monde se demande ce qu’il se passe. (ou : ce qui se passe)

- Pierre ne se doutait pas de ce qu’il se passait. (ou : de ce qui se passait)

- Qu’est-ce qu’il arrive à Luc? (ou : qu’est-ce qui arrive à Luc)

- Lucie ne sait pas ce qu’il lui arrive. (ou : ce qui lui arrive)

- Je te recommande de faire ce qui convient. (ou : ce qu’il convient [de faire])

- On se demande bien ce qu’il lui a pris. (ou : ce qui lui a pris)

 

 

Quatrième cas : Avec le verbe plaire, il faut distinguer la tournure personnelle (exemple : Ce tableau me plaît) de la tournure impersonnelle (exemple : Il me plaît d’aller à la messe tous les dimanches).

 

Avec la tournure personnelle, on emploiera ce qui.

 

Exemple :

 

- Choisissez le modèle qui vous plaît : choisissez ce qui vous plaît.

 

Avec la tournure impersonnelle, on emploiera ce qu’il.

 

Exemple :

 

- Vous ferez ce qu’il vous plaira de faire.

 

 

Cinquième cas : Avec l’expression sembler bon, on peut employer indifféremment ce qui ou ce qu’il.

 

Exemple :

 

- Dans ce bureau, le personnel fait ce qui lui semble bon de faire. (ou : ce qu’il lui semble bon de faire)

 

Toutefois, avec l’inversion fréquente de bon, on emploie non pas ce qui ou ce qu’il, mais bien ce que.

 

Exemple :

 

- Ces employés font toujours ce que bon leur semble.



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Date de la dernière mise à jour de la BDL : novembre 2017

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