Site de l'Office québécois de la langue française
Bandeau et barre de navigation Page d'accueil Plan du site Commentaires Coordonnées English section Portail du gouvernement du Québec
 

 

Recherche
 

Index alphabétique  Index thématique



Index thématique
La rédaction et la communication
Rédaction administrative et commerciale > Correspondance > Lettre



Salutation

 

La salutation est la formule de politesse qui termine la lettre. Elle reprend toujours la formule d’appel, entre deux virgules. Si, par exemple, une lettre commence par Madame la Présidente, la salutation s’écrira « Je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de ma considération distinguée. » La salutation doit être adaptée à la nature des relations que l’on entretient avec la ou le destinataire et au type de document qu’on lui fait parvenir. Elle doit en outre être bien construite. Notons par ailleurs qu’une liste de formules de salutation est présentée dans l’article Formules usuelles de salutation.

 

Situations

 

Certaines personnes sont réticentes à employer sentiments; elles peuvent alors opter pour salutations, considération, respect ou souvenir.

 

Exemples :

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Je vous prie de croire, Monsieur, à l’expression de ma considération.

Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mon profond respect.

Je vous prie de croire, Madame, à mon meilleur souvenir.

 

Par ailleurs, une femme n’envoie pas ses hommages (hommage est dérivé du mot homme et désigne une marque de courtoisie, de déférence adressée à une femme); cette formule est donc réservée aux hommes pour les femmes.

 

Exemple fautif (signataire femme) :

 

Je vous prie de recevoir, Monsieur, mes hommages les plus respectueux.

 

Exemple correct (signataire homme) :

 

Je vous prie de recevoir, Madame, mes hommages les plus respectueux.

 

Lorsque l’on s’adresse à un ou à une parlementaire, ou lorsque le niveau d’autorité du destinataire est plus élevé que celui du signataire, ce dernier peut lui exprimer son respect, le prier de croire à l’expression de sa (haute) considération. Il peut aussi lui demander d’agréer l’expression de sa considération distinguée.

 

Exemples :

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma considération respectueuse.

Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, à l’expression de ma haute considération.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma considération distinguée.

 

Lorsque les correspondants ont le même niveau d’autorité, le signataire peut prier le destinataire de recevoir ses salutations distinguées ou sa considération distinguée. Il peut aussi lui demander de bien vouloir (et non de vouloir bien, voir plus bas) agréer l’expression ou l’assurance de sa considération distinguée.

 

Exemples :

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Je vous prie d’agréer, Madame, l’assurance de ma considération distinguée.

 

Lorsque le niveau d’autorité du ou de la destinataire est inférieur à celui du signataire, ce dernier peut aussi donner l’assurance de sa considération (distinguée, respectueuse). En effet, en principe, le mot assurance ne s’emploie pas dans une formule de salutation d’inférieur à supérieur hiérarchique. Assurance ne s’emploie que d’égal à égal ou de supérieur à subalterne. Un supérieur assure un subordonné de l’attitude favorable qu’il adopte à son égard, et deux égaux peuvent aussi le faire mutuellement.

 

Exemple :

 

Je vous prie d’agréer, cher collègue, l’assurance de ma considération respectueuse.

 

Dans une correspondance commerciale ou une lettre administrative courante, le ou la signataire peut demander au ou à la destinataire d’agréer ou de recevoir ses salutations distinguées (ou cordiales, ou amicales, s’ils se connaissent bien), ou encore de croire à son meilleur souvenir.

 

Exemples :

 

Je vous prie de recevoir, Monsieur, mes plus cordiales salutations.

Je vous prie de croire, Madame, à mon meilleur souvenir.

 

En fonction du degré de considération qu’on souhaite témoigner au destinataire, il est bon de tenir compte de certaines nuances. Ainsi, selon la situation, on a recours à l’une des trois formules suivantes, en ordre croissant de déférence :

 

- Agréez;

- Veuillez agréer;

- Je vous prie d’agréer;

 

- Recevez;

­- Veuillez recevoir;

- Je vous prie de recevoir.

 

Par ailleurs, il existe une différence entre bien vouloir et vouloir bien. C’est la première expression, plus courtoise et déférente, qu’on emploie surtout dans les salutations : « Je vous prie, Madame, de bien vouloir agréer… ». L’expression vouloir bien est un ordre d’un supérieur à un subordonné et marque une autorité hiérarchique ou morale : « Je vous prie de vouloir bien désormais vous conformer à cette directive. »

 

Type de correspondance

 

Dans les notes courtes et impersonnelles, les courriels et les télécopies, on peut employer des formules brèves comme Salutations distinguées, Sentiments distingués; ces formules n’ont cependant pas leur place dans les lettres à caractère administratif.

 

Les formules du genre Amicalement, Toutes mes amitiés, Amitiés, Cordialement, Meilleurs souvenirs, Affectueux souvenirs, Bien à vous,  Cordialement vôtre, Sincèrement vôtre sont réservées aux notes et aux courriels qui ont un caractère personnel.

 

Les formules Votre dévoué ou Votre tout dévoué sont désuètes.

 

Syntaxe

 

Il faut noter que les formules l’expression de et l’assurance de ne peuvent être suivies du complément salutations. En effet, on peut exprimer des sentiments (d’où expression de sentiments) et assurer quelqu’un de ses sentiments (c’est-à-dire lui donner l’assurance de ses sentiments), mais ce n’est pas le cas des salutations (on dit plutôt, directement, qu’on fait, qu’on transmet, qu’on agrée, qu’on reçoit des salutations).

 

Exemples corrects :

 

Agréez, Mesdames, Messieurs, mes salutations distinguées.

Veuillez agréer, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de mes meilleurs sentiments.

Je vous prie de recevoir, Madame, mes plus cordiales salutations.

 

Exemples fautifs :

 

Agréez, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes salutations distinguées.

Je vous prie de recevoir, Madame, l’assurance de mes plus cordiales salutations.

 

Lorsque la formule de salutation commence par un participe présent, le verbe principal de la phrase doit être à la même personne que celle qui fait l’action exprimée par le participe présent. On peut distinguer le participe présent du gérondif, qui est formé de la préposition en et du participe présent; par exemple « En vous confiant ce dossier, nous savons qu’il sera traité avec efficacité. » Dans une formule de salutation, l’emploi du gérondif est moins courant que celui du seul participe présent.

 

Exemple :

 

Espérant une réponse favorable, je vous prie d’agréer, Madame, mes salutations distinguées.

 

 

 

 



Haut
Date de la dernière mise à jour de la BDL : septembre 2017

Accès à l’information - Politique de confidentialité
Québec

© Gouvernement du Québec, 2002

Aide à la recherche Présentation de la BDL Foire aux questions Liste des articles